| Tébourba Avant l’arrivée des Andalous |
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| Les origines de Tébourba remontent aux temps antiques. Bâtie sur la rive gauche de la Medjerdah, elle entre dans l’Histoire à l’époque romaine en qualité de Municipe. Elle reçut, ensuite, un groupe de vétérans libérés de la « Légie VIII » et devint de ce fait colonie. Il est probable que cet événement eut lieu sous Antonin Le Pieux au milieu du II siècle après J.C. | ||
| Quand Tébourba était appelée THUBURBO MINUS | ||
| « En 202, nous disent le Père Lapeyre et Arthur Pellegrin, l’Empereur Septime Sévère défendit, par décret, d’adhérer au christianisme et au judaïsme et de les enseigner ! En vertu de cet édit, furent, non seulement condamnés comme auparavant les chrétiens régulièrement dénoncés, mais encore poursuivis d’office ceux qui feraient du prosélytisme et se feraient inscrire dans les communautés religieuses. Aussi bien, accusés de s’être fait inscrire, six habitants de Thuburbo Minus sont, sous dénonciation formelle, arrêtés et emprisonnés à Carthage. Ils s’appellent Revocatus et Felicitas, esclaves, Vibia Perpetun, de noble naissance, Saturminus, Scundulus et Saturus dont la condition est inconnue. Traduits devant le procurateur Hilarianus, ils refusèrent de revenir au paganisme et sont baptisés en prison. Perpetue, mère depuis peu, resta inébranlable aux supplications de ses parents restés païens, ses compagnons sont aussi fermes qu’elle. Ils sont condamnés à être livrés aux bêtes ; leur supplice eut lieu à l’amphithéâtre le 7 mars 203, anniversaire de l’avènement de Geta. Le récit de leur martyre était lu publiquement dans les églises d’Afrique, et Saint Augustin prononça plusieurs fois leur panégyrique et peut-être dans la Basilique qui leur fut consacrée ». Le Père Gourlot dans son ouvrage Saints d’Afrique, réserve ses accents les plus émouvants aux martyrs de Tébourba. « Au cours des troubles donatistes, cette cité fut profondément divisée, en 411 on y trouve deux évêques opposés, l’un à l’autre, pour des détails de doctrine et de rituel ». Les siècles suivants voient la décadence progressive de Tébourba. Les chroniques n’en parlent plus | ||
| Tébourba principauté indépendante |
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| Et voilà qu’au XI siècle, elle s’érige en principauté indépendante. Ibn Khaldoun relate ainsi cet événement : «Lors du bouleversement général qu’avait causé l’irruption des Arabes en Ifrikiya, dit-il, un nommé Modafé Ibn Alal El Caïci, un des cheïkhs de Tébourba se rendit maître de cette ville avec l’aide de son fils, ses parents et ses dépendants. S’y étant retranché, il y maintint son autorité jusqu’à ce qu’Ibn Bizoun El Lakhmi l’attaqua dans le voisinage d’El Bahrin (les deux lacs), localité située sur la Medjerdah, en face d’Erriahine. La guerre entre ces deux chefs dura fort longtemps ». A la même époque, Tébourba fut attaquée par Berougcen Ben Bou Ali Essanhaji, seigneur de Zerâ, village fortifié situé aux environs de Béja. Cet aventurier avait réussi à enrôler sous ses ordres cinq cents cavaliers avec lesquels il porta la dévastation et la terreur dans les campagnes voisines. Tébourba ne retrouva la paix que sous le gouvernement hafcide, mais pour des raisons surtout économiques, elle continua à dépérir de jour en jour. L’arrivée des Andalous et leur procédé particulier d’économie rurale, l’emploi rationnel des eaux de la Medjerdah au profit de l’artisanat, donneront à cette cité un essor aussi puissant que durable, à partir de ces «Siècles d’or de l’islam » qui furent inaugurés là, par l’administration tunisienne dès l’aube du second millénaire | ||
| Mahmoud Bouali - La Presse de Tunisie, Jeudi 6 janvier 2005, p 11 |
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2. weld tborba Le 02/06/2007 à 20:36
1. weld tborba Le 02/06/2007 à 20:33
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